Cool Killer de Sébastien Dourver

Ma note : 4,75/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Cool Killer
Auteur : Sébastien Dourver
Éditeur grand format : Editions de La Martinière
Date de sortie grand format : 13 juin 2019
Nombre de pages : 336

Résumé : Cool Killer, c’est American psycho, Raskolnikov et Le Démon d’Hubert Selby Jr : notre société capitaliste passée au napalm du cynisme et de la provocation.

Alexandre Rose fait partie du système. Ingénieur brillant, il a avalé toutes les couleuvres qu’on lui présentait. Jusqu’à l’overdose. Jusqu’au jour où il décide de renverser le jeu et de détruire la société par ce qu’elle a de pire : la violence. Dans un monde rongé par les réseaux sociaux et l’info en continu, sa créature, le Cool Killer, a toutes les « qualités » pour y parvenir.

Ce que j’en ai pensé

Le roman démarre par une note de l’auteur précisant qu’il s’inspire de la montée de la violence dans notre société et encore plus exacerbée par les réseaux sociaux et de la violence des hommes envers les femmes. Il souhaite que son roman et la direction qu’il prend ne soit que l’interprétation de sa peur paranoïaque et pas une réalité imminente.

Dès la première phrase, j’ai su que le roman allait me plaire ! Et dès la première scène où Alex, notre héros antisocial, cynique et qui déteste sa « pute de femme » (fin de citation) tue accidentellement quelque’un. Il réfléchit sur cet acte non-prémédité mais qui ne le dérange pas plus que ça et décide de détruire la société par la violence. Vu qu’elle ne connait que ça.

La note de l’auteur prend tout son sens car la violence est réellement en train d’exploser sur les réseaux et dans la rue. Le cynisme d’Alexandre est jouissif et j’ai passé ma lecture à dire (mais nan, mais naaannnn). Une lecture express d’ailleurs car je n’arrivais pas à lâcher ce bouquin ! Je voulais absolument savoir comment il allait tourner et je n’ai pas été déçue !

Au final, ce roman est une excellente et triste (car réelle) critique de notre société. Et j’espère aussi que la fin est un gros délire parano de l’auteur (avec qui j’ai hâte de discuter sur un salon) par que sinon, c’est aussi flippant que le pire des épisodes de Black Mirror ! A lire !!