Le Lac de Yana Vagner

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Le Lac
Auteur : Yana Vanger
Éditeur grand format : Mirobole Editions
Date de sortie grand format : 4 février 2016
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 9 février 2017
Nombre de pages : 448 pages

Résumé : Au bout de la route, aux confins du monde : un lac. Vongozero.
Huit adultes, trois enfants : onze survivants. L’épidémie qui a ravagé la Russie les a rejetés là, sur la berge gelée, parmi les pins obscurs. Sains et saufs. Mais pour Anna, Sergueï et les autres, l’épreuve ne fait que commencer. Le froid, la faim, les tensions : comment rester soudés quand la glace empêche la pêche ? Quand la promiscuité, la paranoïa et la folie entachent le quotidien ? Vongozero : refuge ou tombeau ?

Ce que j’en ai pensé

Le Lac est la suite directe du premier roman de l’auteure russe : Vongozero. Mais suffisamment d’éléments sont rappelés pour qu’il puisse se lire indépendamment même si je conseille de lire les deux.

Yana Vagner voulait un récit de fin du monde réaliste et c’est réussi ! Avec le premier tome, je m’attendais à un remake d’un blockbuster mais pas du tout. Il n’y a ni Rick Grimes (le héros irritant de la série de zombie The Walking Dead), ni Dwayne Johnson (le bodybuildé The Rock), ni zombie. Pas de héros et pas de monstres. Il y a par contre une épidémie bactériologique qui a décimé Moscou et une grande partie de la Russie. La majorité de la population est morte ou en train de mourir.

Arretez-vous là si vous voulez lire le premier tome.

Dans le premier tome, on suit un groupe de personnes normales (vous et moi, citadins) qui décide de s’enfuir jusqu’au fin fond de la taïga rejoindre le lac Vongozero pour s’éloigner le plus possible de la zone d’épidémie. Là-bas, il y a une petite maison de pêcheur au milieu de l’eau et ils pourront y survivre jusqu’à ce que la situation se rétablisse.

Dans ce second tome, ils sont arrivés sur le fameux lac et y survivent, à onze, comme ils peuvent. Tout le roman est pris d’un point de vue plus psychologique et le fait que tout le monde soit une personne lambda sans superforce ou chef autoproclamé ni tireur d’élite ni rien rend le récit bien plus réaliste que tout ce que j’ai lu (ou vu) dans le genre. Chacun participe à trouver à manger ou à aider la vie du groupe. Bien sûr quelques péripéties plus ou moins tragiques viennent donner un peu de punch au récit !

Pour son originalité, je conseille vivement !