Possession de Paul Tremblay

Ma note : 4,75/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Possession
Auteur : Paul Tremblay
Éditeur grand format : Sonatine
Date de sortie grand format : 22 mars 2018
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 13 juin 2019
Nombre de pages : 400 pages

Résumé : Quinze ans que le finale de « Possession » a traumatisé toute une génération de spectateurs. Le pitch de ce reality-show ? Une famille américaine moyenne dont la fille aînée semble possédée par le démon… Meubles qui volent, exorcisme, haleines frigorifiées : une caricature de film d’horreur, gavée à la pop culture… Une arnaque, vraiment ? Merry, la plus jeune des Bartett, avait huit ans à l’époque. Autant dire que la fin abrupte de l’émission et ses suites sanglantes l’obsèdent encore. Car Merry connait toutes les ruses, tous les visages du Diable : elle l’a vu dans les yeux de sa soeur possédée…

Ce que j’en ai pensé

Avertissement : ce roman n’est pas un roman d’horreur. Oui, ça parle de possession, oui il y a une scène d’exorcisme mais il y a surtout une histoire de famille et une histoire de soeurs. Le roman a été présenté comme ressemblant au film l’Exorciste. Même si quelques scènes s’en rapprochent, il n’y a rien d’horrifique dans ce roman. Tout est dans la psychologie des personnages, avec toutefois un poil de fantastique… ou pas. A vous de juger !

Le récit est construit en suivant trois modes de narration. Le passé il y a 15 ans, le présent avec Merry, la petite soeur, qui se fait interviewer par une journaliste en vue de la sortie d’un roman et quelques extraits de blog qui ancrent dans la réalité cette histoire de possession démoniaque.

Il y a 15 ans, Meredith, appelée Merry, et sa grande soeur Marjorie vivent avec leurs parents. Le schéma de la famille classique. Tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où le comportement de Marjorie devient étrange voir même effrayant. Elle consulte un psy mais aucune amélioration n’apparaît. Le père en est certain, sa fille est possédée et il fait appel au pasteur de son église, contre l’avis de la mère. Manquant d’argent pour payer les frais de soins médicaux et l’exorcisme, les parents décident de participer à un reality show. Leur maison devient donc une scène de tournage et leurs vies à tous est filmées H24 ou presque. Un « confessional » est même installé dans la maison pour que chaque membre de la famille puisse se confier en tête-à-tête aux caméras.

Vous l’aurez compris, le plus fort de ce roman n’est pas le frisson mais les relations de cette famille. De prime abord, bien sous tout rapport, on se rend vite compte des failles de chacun. Des manipulations, des relations toxiques, et un bonheur pas si réel que ça. C’est dans tout ça que règne la puissance de ce roman. Même si la scène d’exorcisme est assez marquante ! C’est donc un roman que j’ai beaucoup aimé parce que je savais dans quoi je m’engageais. Si vous cherchez de l’horreur pure, passez votre chemin. Pour les autres, foncez !

Je termine sur une note personnelle : Papa, maman, merci de ne pas avoir m’avoir fait de soeur, ni grande, ni petite !