Ikigami de Motorô Mase (manga)

Ma note : 4,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Ikigami
Auteur : Motorô Mase
Éditeur  : Kaze
Nombre de tomes : 5 dans la version « Ultimate »
Dates de sortie : Entre 2015 et 2016
Nombre de pages : En moyenne 450 pages par tome

Résumé : De nos jours, une loi stipule que pour le maintien de la prospérité du pays, tous les enfants qui entrent à l’école primaire doivent être vaccinés. Ce vaccin inocule une substance capable d’entraîner la mort à une date et heure précises programmée en amont. Un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est concerné. Fujimoto, fonctionnaire est chargé de délivrer ce préavis de décès aux familles, appelé “Ikigami”…

Ce que j’en ai pensé

Dans une contrée inconnue (mais où on parle japonais), une loi particulière existe. La loi pour la postérité nationale. A leur entrée à l’école primaire, tous les enfants se font vacciner. Un vaccin sur mille contient une nanocapsule qui déclenchera la mort de la personne entre ses 18 et 24 ans. Il ou elle sera prévenu(e) 24h avant l’heure fatidique. Il existe donc des livreurs d’Ikigami, les préavis de mort.

Dans chaque tome classique (dans la version Ultimate il y a deux tomes en un), nous suivons deux personnes qui reçoivent l’Ikigami et Fujimoto, un livreur de préavis de mort qui se pose quelques questions existentielles dès le premier tome. Dans les quatre premiers tomes, le schéma se ressemble beaucoup mais. Les réactions des condamnés sont différentes, plus ou moins violentes, plus ou moins fières d’aider la Nation à apprendre la Valeur de la Vie grâce à leur sacrifice (bienvenue dans notre secte). Dans le cinquième tome de la version Ultimate, les questions sont plus présentes. Il varie légèrement et devient plus profond. Bien sûr, les personnes qui vont violemment à l’encontre de cette loi se voient injecter une nanocasule à effet immédiat. Les « dégénérés », ceux qui essayent de faire passer des messages contre l’Ikigami sont reconditionnés (merci les électrochocs) pour redevenir partisan/mouton de la Prospérité Nationale. Le personnage de Fujimoto devient intéressant et prend du poids au fil des tomes mais je ne peux rien vous dire de plus.

Ce manga d’anticipation a reçu de nombreux prix amplement mérités ! Les dessins sont loin des clichés manga aux gros yeux et mouvements sur 30 vignettes. C’est une excellente dystopie qui analyse et critique les sociétés dictatoriales. Cet ouvrage amène forcément à se poser des questions sur ce type de société et surtout sur la manière de réguler la criminalité. J’ai adoré !

Et comme pour tous mes mangas, mon dealer, c’est la librairie spécialisée manga et culture japonaise, le Renard Doré.