[Flashback 2016 – 9/36] Dolores Claiborne de Stephen King

Résumé de l’éditeur

À Little Tall, on ne sait toujours pas exactement ce qui s’est passé il y a trente ans, et si l’accident qui, le jour de l’éclipse, a coûté la vie au mari de Dolores Claiborne était vraiment un accident… Aujourd’hui, la vieille dame indigne est à nouveau soupçonnée : la riche et sénile Vera Donovan, dont elle est la gouvernante depuis des décennies, vient d’être découverte morte dans sa demeure. Seule témoin et seule héritière, Dolores fait figure de coupable idéale. Elle n’a désormais plus le choix : elle doit passer aux aveux. Raconter les étranges phobies qui habitaient sa maîtresse, se souvenir de l’horreur qu’elle vécut il y a trente ans. dire toute la vérité : une vérité terrifiante.

Ce que j’en ai pensé

Dolores Claiborne est le troisième roman de Stephen King dont l’héroïne principale est une femme, après Carrie et Jessie, sorti la même année que Dolores Claiborne. Ici, pas de fantastique, pas de monstres imaginaires, pas de pouvoirs, pas de mondes parallèles. La seule horreur présentée ici est humaine. Et c’est pire. C’est pire parce que c’est plus réel, parce que ça arrive tous les jours.

Stephen King aborde cette fois le thème de la violence faite aux femmes. Dolores se retrouve au poste de police après la découverte du corps de sa patronne. Le roman reprend à la lettre la longue déposition qu’elle va faire aux enquêteurs ce soir-là. Un récit qui se lit d’une traite, en une soirée, exactement le temps que dure son entrevue avec les enquêteurs. Le style est aussi brutal que sa vie de femme battue auprès d’un mari violent et alcoolique. Les choix pour protéger ses enfants, se protéger elle-même de cet homme. Une chronique tristement d’actualité en ce moment et un roman parfait pour illustrer la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Stephen King dévoile une nouvelle facette de sa grande palette d’écrivain avec ce roman sur la psychologie féminine. Un roman poignant à découvrir d’urgence, que vous aimiez Stephen King dans son genre habituel ou pas 😉

Ma note : 4/5