Le purgatoire des innocents de Karine Giebel

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Le purgatoire des innocents
Auteur : Karine Giebel
Éditeur grand format : Fleuve Editions, collection Fleuve Noir
Date de sortie grand format : 7 mai 2013
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 15 mai 2014
Nombre de pages : 640 pages

Résumé : Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts, un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où il pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…

Ce que j’en ai pensé

Depuis la lecture coup de cœur de Meurtres pour rédemption, on m’a plus que vivement conseillé ce roman. Il a passé plusieurs mois bien au chaud dans ma PAL et l’occasion d’une lecture commune pour un Club de Lecture Noire que j’ai lancé (qui est en cours de retravail) a été l’idéal pour le sortir et qu’est-ce que j’ai bien fait !

Comme pour les deux romans, Meurtres pour rédemption et Toutes blessent la dernière tue, je ne peux que vous mettre en garde par rapport au caractère extrêmement violent du bouquin. Mais toute cette violence n’est pas gratuite et c’est surtout la construction des personnages qui est à souligner ici. Comme l’auteure sait si bien le faire, on se retrouve à s’émouvoir du sort des « méchants ». Mais la frontière est parfois mince entre « gentils » et « méchants ».

Raphaël, son frère William, et Sandra sont des personnages qui resteront longtemps dans mon esprit ! Leur force, leur faiblesse, leur loyauté sont d’une puissance rare. J’ai failli avoir la larme à l’œil à la fin et pourtant, en dehors de la mort de Dumbledore, je n’ai pas souvent autant d’émotion dans une lecture !

Le purgatoire des innocents est un roman qui tabasse, dans tous les sens du terme ! Il est mortellement addictif et j’ai lu les 640 pages en un rien de temps !