Aliss de Patrick Sénécal

Ma note : 5/5 Coup de coeur

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Aliss
Auteur : Patrick Sénécal
Éditeur grand format : Fleuve Noir
Date de sortie grand format : 11 mai 2017
Nombre de pages : 560 pages

Résumé : Alice a dix-huit ans. Curieuse, intelligente et fonceuse, elle décide un jour de quitter sa province pour s’installer à Montréal. La métropole. La ville de tous les possibles.
À son arrivée, suite à une rencontre inattendue, Alice débarque dans un quartier peuplé d’excentriques. Comme Charles, mathématicien dandy et tourmenté ; Verrue, fumeur de joints et amateur de chansons populaires ; Andromaque, poétesse et tenancière d’un club de strip-tease un peu « spécial » ; ou les inquiétants Bone et Chair, fascinés par la torture.
Alice mord la vie à pleines dents, prête à tout pour entrer dans le mystérieux Palais, où les hôtes privilégiés de la Reine Rouge se réunissent pour laisser libre cours à leurs fantasmes les plus extravagants, ou les plus cruels…

Ce que j’en ai pensé

Trois petits mots peuvent décrire l’ambiance globale de ce chef d’oeuvre : drogue, sexe et sang.

Aliss est une perdition dans l’univers malsain et pervers de Lewis Carroll ! On y retrouve la plupart des personnages phares d’Alice au pays des merveilles et Alice de l’autre c$ôté du miroir. Si vous connaissez bien ces deux romans (ou le Disney) vous les reconnaîtrez sans hésiter ! Attention par contre, comme pour Dernière sortie pour Wonderland de Ghislain Gilberti, si vous ne connaissez que la version Disney, vous n’allez pas être déçu du voyage ! C’est trash, cru et violent, sans limite ! Orgie et torture sont au rendez-vous !

La jeune Alice, 18 ans, décide de quitter le nid familial et de découvrir la vie. Elle veut aller au bout des choses. Tout voir, tout expérimenter. Ensuite, elle reprendra ses études au cégep. Elle arrive à Montréal et tombe sur un homme étrange, Charles. Elle le suit pour lui rendre le porte-feuille qu’il a perdu et se retrouve à une étrange station de métro et dans un étrange quartier de la ville. Ici, tout rappelle Lewis Carroll et son univers fou. Et pour être fou, ça l’est ! Du début à la fin. Mais c’est aussi ultra prenant, addictif, dérangeant, perturbant. J’en ai fait des mauvais rêves et, pour ça, j’a aimé ! Un livre qui hante c’est un livre dont on se souvient longtemps !