Bird box de Josh Malerman

Ma note : 4/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Bird box
Auteur : Josh Malerman
Éditeur grand format : Calmann-Lévy Noir
Date de sortie grand format : 17 septembre 2104
Éditeur poche : Le Livre de Poche
Date de sortie grand format : 18 novembre 2015
Nombre de pages : 384 pages

Résumé : La plupart des gens n’ont pas voulu y croire, les incidents se passaient loin, sans témoins…
Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger, sans nom, qui s’est abattu sur le monde. On dit qu’un coup d’œil suffit pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger ses petits. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés. Arriveront-ils à bon port, guidés seulement par l’ouïe et l’instinct ?
Un climat de tension habilement instauré, qui vous fera sursauter au moindre bruit. 

Ce que j’en ai pensé

C’est grâce à la sortie du film éponyme que j’ai souhaité lire ce roman post-apocalyptique. Je suis très friande du genre côté cinéma et presque autant côté littérature et Bird box, le livre, a parfaitement répondu à mes attentes !

Dans notre monde actuel, un mystérieux effet pousse l’Homme à commettre meurtres et suicides violents. Le phénomène se propage rapidement sur toute la planète. Le déclencheur ? C’est quelque chose d’inconnu mais assurément lié à la vue d’après les premières informations. Il devient donc impossible d’ouvrir les yeux à l’extérieur sans devenir un fou furieux suicidaire. Les survivants se retrouvent cloîtrés dans des maisons aux fenêtres obstruées. Chaque sortie à l’extérieur est une mission quasi impossible !

Ce récit alterne passé et présent. Dans le passé, on suit la naissance de ce nouveau Mal. Malorie a réussi à s’en sortir et trouve une maison avec quelques habitants avec lesquels la survie s’organise. Dans la partie « présent », Malorie prend le taureau par les cornes 5 ans après le début de l’apocalypse et s’enfuit avec ses deux enfants pour suivre une rivière et sauver leurs peaux. Le tout se fait les yeux bandés et sans jamais utiliser le sens de la vue. L’ambiance tendue et angoissante est parfaitement maîtrisée. A aucun moment les descriptions visuelles ne m’ont manquées. Au contraire ! On se sent dans la peau de Malorie et de ses camarades dès qu’ils s’aventurent à l’extérieur. Chaque bruit est un danger potentiel, un coup de vent, une feuille qui tombe, un craquement de branche dans le lointain…

J’ai dévoré le roman tellement il est addictif ! La raison de cette folie est secondaire. Ce qui est prenant c’est, comme souvent dans les œuvres du genre, la réorganisation des groupes sociaux, les liens entre les personnages et la manière dont la vie peut se poursuivre avec ces nouvelles conditions catastrophiques.

La quatrième de couverture a eu bien raison : le climat de tension est tel que la mise en route du frigo dans mon appartement silencieux, alors que j’étais en pleine lecture, m’a fait bondir !