Sinestra d’Armelle Carbonel

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Sinestra
Auteur : Armelle Carbonel
Éditeur grand format : Ring Editions
Date de sortie grand format : 8 novembre 2018
Nombre de pages : 360 pages

Résumé : Suisse. 1942.
Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le mal a franchi la frontière avec eux.

Ce que j’en ai pensé

Evidemment quand j’ai appris que le dernier Armelle Carbonel était sorti, j’ai foncé en librairie et j’ai tout laissé tomber pour le lire ! J’avais tellement aimé Criminal Loft et Majectic Murder que la question ne se posait même pas !

Celle qu’on surnomme « La Nécromancière » frappe fort une troisième fois ! J’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans les deux premiers romans : un lieu réel et effrayant qui prend le rôle d’un personnage à part entière, un huis-clos étouffant et angoissant, des personnages sculptés à la serpe et un style du tonnerre !

L’action se déroule en Suisse en 1942, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Pour autant, c’est un roman qui se distingue des autres sur le sujet. Le récit n’aborde pas le sujets du nazisme ou des camps et se concentre sur un groupe de personnes fuyant la guerre qui se réfugie dans le Val Sinestra. Tous sont atteints d’une maladie physique mais surtout psychique et vont pouvoir être soignés par le médecin qui se trouve sur place.

La Val Sinestra, perdu dans la montagne au cœur du canton des Grisons est un ancien sanatorium devenu aujourd’hui un hôtel. Il m’a beaucoup fait penser à l’Overlook du Shining de Stephen King tout en ayant sa propre personnification. La présence du Val Sinestra augmente l’ambiance d’enfermement et d’angoisse de la lecture.

Côté personnages, tous ont une part sombre. Les enfants comme les adultes. Les « gentils » comme les « méchants ». Ce troisième roman est une oeuvre magistrale qui restera longtemps dans ma mémoire !