Il faut qu’on parle de Kevin de Lionel Shriver

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Il faut qu’on parle de Kevin
Auteur : Lionel Shriver
Éditeur grand format : Belfond
Date de sortie grand format : 7 septembre 2006
Éditeur poche : J’ai Lu
Date de sortie grand format : 18 avril 2008
Nombre de pages : 740 pages

Résumé : La veille de ses seize ans, Kevin se livre à un massacre sanglant dans son lycée. Détruite par ce drame, Eva, sa mère, entame avec son époux une correspondance poignante pour comprendre cet enfant qui, depuis sa naissance, s’acharne à faire le mal. Des humiliations imposées à sa sœur aux cruautés infligées à ses camarades, elle retrace l’itinéraire meurtrier de son fils.

Ce que j’en ai pensé

Je connaissais le film mais je ne savais pas qu’il était tiré d’un livre. Je pensais m’ennuyer un peu pendant ma lecture car j’avais le film bien en tête mais pas du tout ! Au contraire. Cette profonde et complète introspection de cette mère m’a bouleversée.

Dans ce roman épistolaire merveilleusement écrit, Eva revient sur la vie de son fils, d’avant sa naissance à 2 ans après son mass murder. Elle ne cesse de se remettre en question, elle en tant que personne, son désir de devenir maman, sa maternité, son éducation, sa relation avec son mari (le destinataire de ces lettres), la relation de son mari avec son fils et surtout, elle met le doigt sur l’aspect « personnalité multiple » de Kevin avec ses deux parents. Ange ou démon, selon.

Pour cette dernière chronique de l’année, j’ai peu de mots pour vous convaincre. Il faut qu’on parle de Kevin est un roman qu’on vit, pas qu’on raconte. Il m’a poursuivit jusque dans mes rêves avec sa tension et son côté anxiogène. Encore un coup de cour de l’année !

Il ne vous reste donc qu’une seule chose à faire 🙂