Mato Grosso de Ian Manook

Ma note : 3/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Mato Grosso
Auteur : Ian Manook
Éditeur grand format : Albin Michel
Date de sortie grand format : 4 octobre 2017
Éditeur poche : Le Livre de Poche
Date de sortie poche : 26 septembre 2018
Nombre de pages en poche : 360 pages

Résumé : Mato Grosso. Une odeur sauvage de terre trop riche et d’humus brun. La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s’enfonce jusqu’à s’y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L’amour qui rend fou et la mort… incontournable.

Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret, écrivain bourlingueur, est revenu après un exil de trente ans ? Est-ce parce qu’il a le sentiment que c’est la dernière fois ?

Ian Manook nous entraîne dans un Brésil luxuriant jusqu’à l’étouffement, peuplé d’aventuriers, de trafiquants et de flics corrompus avec ce roman qui ensorcelle et prend à la gorge.

Ce que j’en ai pensé

J’ai découvert Ian Manook sous son pseudonyme Roy Braverman et son roman percutant, Hunter, paru chez Hugo Thriller. Ian Manook, Patrick Manoukian de son vrai nom utilise un pseudonyme par type d’écriture. Je ne connaissais pas encore sa plume de Ian Manook. Ce roman n’a pas fonctionné avec moi pourtant il a tout pour plaire !

La prose de Ian Manook est bien construite, fluide, belle et poétique. Je crois que ce qui m’a gêné ce sont les descriptions de la jungle brésilienne qui nous plongent réellement au cœur du Mato Grosso au Brésil avec les personnages. Mais je préfère d’autres voyages ! Comme c’est le point fort du roman, je n’ai pas réussi à rentrer dedans mais je vous le conseille vivement, au moins pour la qualité littéraire et les points ci-dessous !

Mato Grosso est un huis-clos oppressant. Un beau duel oratoire entre deux hommes qui se haïssent depuis 30 ans ! Le roman alterne passé et présent. Les éléments faisant référence au passé sont la lecture du roman, a priori fictif, d’Haret, un des deux protagonistes. Dans ce roman, il reconnait avoir commis un crime 30 ans plus tôt. Figueiras, ancien flic, fait partie du roman sous un autre nom et veut forcer Haret à se confesser et avouer ses méfaits au grand jour. La tension entre les deux hommes est palpable et c’est là la force du suspens du récit.

Les dialogues sont peaufinés et une vraie danse entre les personnages. Ils sont assez rares dans la partie « passé » du roman dans le roman mais donnent du rythme à la partie qui se déroule dans le présent. Pervers et manipulateurs, les deux hommes se livrent à une belle joute verbale haletante au final épatant !