Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

Ma note : 5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Les larmes noires sur la terre
Auteur : Sandrine Collette
Éditeur grand format : Denöel, collection Sueurs Froides
Date de sortie grand format : 2 février 2017
Éditeur poche : Le Livre de Poche
Date de sortie poche : 31 janvier 2018
Nombre de pages en poche : 384 pages

Résumé : Moe, 26 ans, hagarde, épuisée, son nourrisson dans les bras, est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ». La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales. Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit.
Au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont les adopter elle et son fils. Leur force, c’est leur cohésion, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Ce que j’en ai pensé

Et voilà. J’ai lu l’intégrale de Sandrine Collette ! Je gardais ce roman dans ma PAL pour avoir toujours sous la main un roman de Sandrine à lire « au cas où ». Un peu comme le pot de Nutella qu’on garde parce qu’on ne sait jamais si on va vouloir en manger comme ça subitement. J’ai craqué et je l’ai sorti de ma PAL. Comme les autres romans, il a été une valeur sûre et maintenant j’attends janvier avec impatience !

Avec les mêmes ingrédients mais sans aucune lassitude, Sandrine nous fabrique une dystopie bien glauque. Un groupe de personnes avec des liens forts, un lieu qui servira de huis-clos et le pire de l’humanité. Moe, 26 ans, jeune maman, se retrouve à la rue et se fait emmener par les Services Sociaux là où on place dorénavant tous les parias de la société : La Casse. Une ville faite de carcasse de voitures qui deviennent le logement de chacun. Moe arrive dans un quartier plutôt agréable vu les circonstances et se lie d’amitié avec les femmes qui vivent déjà là. Se crée un lien de solidarité extrême, de soutien et d’amour qui vont aider Moe à supporter cette vie de misère.

Mais on connait Sandrine Collette et quand on pense avoir touché le fond, on se rend vite compte qu’on est très très loin du compte. Quand la vie bascule dans les romans de Sandrine, elle bascule pour de vrai et dans les abysses où plus personne ne peut plus rien faire pour nous aider. Mais comme d’habitude, la lumière qui sort de cette noirceur est belle et nous pousse à tourner les pages frénétiquement. Encore un roman fort, digne des Noeuds d’acier !