Le Choix de Sophie de William Styron

Résumé de l’éditeur

À Brooklyn, en 1947, Stingo, jeune écrivain venu du Sud, rencontre Sophie, jeune catholique polonaise rescapée des camps de la mort. À la relation de la rencontre du jeune homme avec l’amour, se superposent la narration du martyre de Sophie, l’évocation de l’univers concentrationnaire et de l’holocauste nazi. Les deux veines, autobiographique et historique, irriguent en profondeur ce roman et fusionnent en une émouvante parabole sur l’omniprésence du Mal, symbolisé par l’horreur nazie, mais aussi par l’esclavage et le racisme brutal ou larvé de la société américaine, l’intolérance à tous les degrés, la férocité de la lutte de l’homme pour la vie ou la survie la plus élémentaire.

Ce que j’en ai pensé

Ma chronique va être extrêmement courte pour deux raisons.

D’abord, ce roman est une monumentale claque littéraire et humaine. Je ne vais donc pas m’épancher sur le sujet. Ce pavé de 920 pages est le roman le plus détaillé que j’ai lu sur les camps de concentration. Ayant eu une grand-mère juive et allemande, vous comprendrez que le sujet me touche personnellement et que c’était pour moi un challenge de lire ce livre. La lecture a souvent été difficile mais je suis arrivée au bout !

Ensuite, je peux absolument rien en dire sans prendre le risque de vous dévoiler l’essentiel. Je vous dis juste que le Choix que Sophie doit faire n’est pas « Mac ou PC » (un peu d’humour noir très mal placé pour tenter d’oublier le réel choix et le sujet du livre et expliquer la photo de l’article 😉 ). L’enfer, le pire de l’homme, l’horreur absolue, telle qu’elle est inimaginable, à moins de l’avoir vécue. Ces thèmes sont ceux de ce roman, décrits par un jeune homme du Sud des Etats-Unis, qui raconte son histoire au moment ou Sophie croise son chemin dans la vie.

C’est un des grands classiques de la littérature américaine et sur la Second Guerre Mondiale. C’est un pavé écrit tout petit avec peu d’espaces vides 🙂 Il faut être prêt pour le lire, avoir acquis une certaine maturité et être bon lecteur. Quelques connaissances sur l’Amérique des années 40 et sur la Seconde Guerre Mondiale faciliteront la lecture (j’ai vachement bien révisé mon histoire, et surtout comblé une partie de mes lacunes de feignasses au lycée 😀 )

Tom Wolfe est un auteur cité très souvent au début du roman et c’est amusant parce que je venais d’aller voir Genius au cinéma, qui raconte comment Thomas Wolfe a rencontré son éditeur et a été publié.

Je termine avec une sélection de citation, notées au fur et à mesure de ma lecture :

Je n’avais plus d’émotion. J’étais devenue incapable de rien sentir, à croire qu’il n’y avait plus de larmes en moi et que je ne pouvais plus en verser.

Quant à ce déchirement, elle savait avant même de parler que ce qu’elle se préparait à dire déclencherait en elle une angoisse presque physique.

Et une dernière sur la vision américaine de la guerre en Europe, qui m’avait déjà frappée lors de la lecture de La dernière réunion des filles de la station service de Fannie Flagg 

Ce jour-là, jamais encore je n’avais entendu parler d’Auschwitz, ni d’aucun camp de concentration, pas plus que de l’extermination massive des Juifs d’Europe, ni même guère des Nazis. Pour moi, dans cette guerre totale, l’ennemi était le Japon

Ma note : 5/5