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Luciole chroniqueuse

Hiver de Mons Kallentoft

Résumé de l’éditeur

« Cette journée n’est pas faite pour les vivants », pense Malin Fors au cœur de l’hiver le plus froid qu’ait connu Östergötland, en Suède. Le cadavre nu et gelé, retrouvé pendu à un arbre, semble donner raison à l’enquêtrice. La victime aurait jadis blessé son père avec une hache… Malin s’interroge : ce meurtre est-il l’assouvissement d’une vieille haine ? Ou un sacrifice pour le solstice d’hiver ?

Ce que j’en ai pensé 

J’ai lu ce livre dans le cadre du Summer Challenge du #clubdeletureMS pour la catégorie « Carte postale, une histoire qui se déroule loin de chez vous ». L’histoire se passe en Suède. C’est assez loin de la France 😉 En plus, cet hiver glacial et ses -30 degrés sont vraiment très dépaysant !

J’ai reçu ce livre en commandant ma première Kube mi-mai. J’avais demandé un polar nordique ou asiatique, pour changer un peu de style des polars que je connais. Ils font de plus en plus fureur et je voulais un conseil pour en découvrir de nouveaux. J’avais bien aimé les deux premiers tomes de la trilogie Millénium et un des romans de Camilla Läckberg. J’ai aussi lu un roman suédois cette année, « Les curieuses rencontres du facteur de Skogli » et j’ai trouvé l’histoire très bien mais le style très mou. Alors que j’ai adoré le style rythmé de Jonas Jonasson !
En discutant livres avec ma libraire préférée, j’ai abordé le sujet des romans nordiques, de manière très générale, et son opinion m’a ouvert les yeux : c’est globalement un peu mollasse. C’est peut-être dû au fait qu’ils ont une vie plus zen que nous. Ou alors ils tournent au ralenti avec le manque de soleil et les hivers infinis 😀 En plus, cette histoire se déroule en plein hiver glacial. Il fait -30 degrés et c’est tellement bien décrit, on se croirait dans son congélateur et c’est pas l’idéal pour se réveiller !

Bref, ce roman m’a aussi donné cette impression de mollesse ou de « zenitude nordique », pour être un poil plus sympa 😉 C’est un bon polar mais il est loin d’être haletant. L’histoire est bien ficelée et même s’il y a du suspens, je n’ai pas été accrochée au livre. A mi-chemin entre du Thilliez et du Derrick on va dire 😀 Ça c’est méchant mais c’est la définition de ma grand-mère : Derrick c’est bien parce qu’il y a de l’action mais ce n’est pas violent.

Une scène m’a frappée par sa lenteur surréaliste : un des policier court après un témoin qui s’est fait la malle dès qu’il a vu les flics arriver. C’est décrit geste par geste et on perd le rythme rapide de la course et des prises de décisions qui sont censées être faites en moins d’une seconde. On a plusieurs paragraphes entre le moment où le flic se sent menacé et le moment où il agit. Ça devrait être intense mais c’est limite philosophique.

Sinon, j’aurai dû noter les noms des lieux et personnages parce qu’il y en a pas mal et j’ai été un peu perdue parfois. Je lis dans les transports et je ne suis pas toujours ultra concentrée sur le livre. La multitude de narration à la première personne par des personnages différents mais sans précision de contexte ne m’a clairement pas aidée à y voir plus clair dans la foule qui peuple ce roman.

Allez, j’adoucis un peu mes propos avec un point positif : il y a quelques passages où la victime, morte, « parle ». Il ne s’agit pas d’un truc d’esprit ou de fantômes. Ça m’a plus semblé être rattaché à la commissaire, comme pour alimenter un côté profiler. Les chapitres qui précédent ou suivent les pensées du cadavre sont souvent des chapitres avec des intuitions de la policière. C’était bien amené et ça rajoute de la profondeur au personnage.

100 pages avant la fin de livre, il y a eu un passage bien prenant avec un effet page turner. J’ai eu l’espoir que ça dure jusqu’à la fin mais ça s’est un peu essoufflé sans pour autant retomber dans le rythme mou du début.

Malgré cette chronique un peu directe et plutôt négative, j’ai apprécié cette lecture mais je ne vais pas courir à la librairie acheter les tomes suivants. Je préfère le style percutant de Franck Thilliez et quelques uns de ces livres ont rejoints ma PAL il y a peu.

L’aventure Kube ne m’a pas déçue pour autant. Au moins je sais que les polars suédois ne sont pas faits pour moi. J’en ai commandé une autre fin juin et je l’ai reçu la semaine dernière. Je vous en reparlerai bientôt 😉

 

Ma note : 2.5/5

3 réponses sur « Hiver de Mons Kallentoft »

Dans le genre nordique pas mou du tout,
mais, c’est vrai, pas polar du tout,
il y a tout de même l’immense et méconnu chez nous
Stig Dagermann, c’est noir, désespéré et fou :
‘Ennuis de noce’, ‘Notre besoin de consolation est impossible à rassasier’, pour donner deux exemples représentatifs 🙂

Il y a pour moi une différence à faire entre polar et thriller qui est justement le rythme. Pour ce qui est des livres nordiques, ils font avec leur culture. Les tueurs de masses n’existent pas et du coup, on se retrouve souvent avec une enquête où il y a un cadavre et c’est tout.. Du coup, ca peut paraitre parfois mou du genou.

Je suis tout à fait d’accord avec la différence entre polar et thriller. Je préfère les thrillers d’ailleurs.
Par contre, les policiers avec un seul meurtre ne sont pas forcément « mou du genou ». Je trouve que les Harlan Coben ont du rythme (même si je me suis lassée du style). Dans certains de ces livres, il n’y a qu’une seule enquête à élucider. Les aventures de Sherlock Holmes me tiennent toujours en haleine et en général, on a aussi seulement un mort.
Aujourd’hui, je préfère lire du Chattam ou du Thilliez que du Coben. Mais j’ai voulu me faire mon avis sur un polar nordique et je l’ai trouvé mou. L’as-tu lu ? Tu en aurais d’autres plus actifs à me conseiller pour parfaire mes connaissances ?
Merci pour ton commentaire et j’aime bien le nom de ton blog 😉

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