Le Dragon du Muveran de Marc Voltenauer

Ma note : 3,5/5

Fiche technique et résumé de l’éditeur

Titre : Le Dragon du Muveran
Auteur : Marc Voltenauer
Éditeur grand format Suisse : Plaisir de lire, 2015
Éditeur grand format France : Slatkine
Date de sortie grand format : 30 août 2016
Éditeur poche : Pocket
Date de sortie poche : 7 septembre 2017
Nombre de pages en poche : 608 pages

Résumé : Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi : dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte à l’image du Christ crucifié. À l’extrémité du couteau qui lui a transpercé le cœur, un message : « Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres ! » L’inspecteur Andreas Auer est convaincu que ce meurtre est le premier acte d’une mise en scène macabre et symbolique. Peu à peu, les secrets que certains villageois auraient préféré garder enfouis refont surface et viennent semer le trouble dans ce lieu d’habitude si paisible…

Ce que j’en ai pensé

Plutôt très intriguée par ce jeune auteur que j’ai vu émerger sur les réseaux sociaux en octobre, j’ai été ravie de recevoir Le Dragon du Muveran en service presse Pocket. La sortie en poche de son premier roman a été faite en même temps que la parution en grand format chez Slatkine de son nouveau roman Qui a tué Heidi ?

Marc Voltenauer est un auteur suisse. Il a écrit Le Dragon du Muveran pendant une année sabbatique après une carrière dans la religion en tant que pasteur puis les ressources humaines d’une banque suisse et enfin dans une entreprise pharmaceutique (sacrés revirements !). On retrouve d’ailleurs très bien les compétences théologiques dans le roman. La religion est très présente dans son roman. Un peu trop à mon goût. On croule sous les références et citations bibliques, même si c’est le fil d’Ariane du récit. J’ai eu le même ressenti avec Brume de Stephen King.

Pour terminer sur les points mitigés, le calme et la lenteur suisse sont les mêmes que dans les romans nordiques. Le rythme n’était pas assez haletant pour moi, surtout au début. Heureusement, l’addictif et l’addiction sont arrivés après une première moitié de roman plus tranquille. Une fois les bases posées, on attaque avec une seconde partie bien plus dynamique, avec plus de rebondissements, d’autres meurtres et des liens qui se creusent. L’enquête avance et c’est prenant !

Le méchant, appelé « l’homme qui n’est pas un meurtrier », car il ne se voit pas comme tel, a un côté attachant (Attention, rien ne justifie ses actes horribles !). Les scènes de crimes sont très réalistes et spectaculaires, avec une belle mise en scène  et de belles descriptions détaillées et sanglantes !

Petit plus, les personnages principaux LGBT étant rares dans la littérature noire, c’est avec plaisir que l’on découvre l’inspecteur Auer et Mickaël, journaliste, partenaire d’Andreas Auer dans la vie et qui l’aide dans ses recherches pour les enquêtes.

Et puis grâce à Marc Voltenauer, je sais ce qu’est un « renversé », breuvage bu et commandé tout au long du roman par l’inspecteur héros 🙂